Les objets connectés: entre opportunités et limites éthiques

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Categorie : Actualité, Marketing

À l’arrivée des objets connectés, l’ère du digital et des nouvelles technologies a pris un tournant. Reliés à notre téléphone, tablette, télévision ou ordinateur, ces nouveaux gadgets permettent beaucoup d’actions telles que répondre au téléphone, calculer notre pouls ou encore fermer nos volets à distance. Mais la technologie ne s’arrête pas là et nous surprend toujours avec la démocratisation des assistants personnels intelligents qui posent la question de la limite de la vie privée, de la protection des données et informations personnelles.

 

L’intelligence artificielle au service de l’humain

 

Se présentant sous plusieurs formes, la fonction première de l’intelligence artificielle est d’imiter ou de remplacer l’humain dans certaines de ces actions. Aussi appelé “IA” ou “AI” en anglais, est utilisée dans de nombreuses industries telles que dans la banque et la finance, la médecine, la robotique et logistique, ou encore dans le domaine militaire avec les drones.

 

Le secteur automobile commercialise déjà des machines incluant un système d’intelligence artificielle, notamment la marque suédoise Volvo, qui développe à présent un système de “deep learning” qui permet au véhicule non seulement d’anticiper certaines actions, mais aussi de comprendre l’environnement dans lequel il évolue.

 

D’abord au service des professionnels, nous retrouvons depuis peu ces objets connectés dans nos foyers.  Un réfrigérateur qui commande pour nous des aliments manquants, un robot qui fait le ménage tout seul, l’intelligence artificielle s’immisce dans le quotidien des particuliers afin de simplifier nos vies et ainsi nous donner plus de liberté dans nos actions.

 

Objets connectés à manipuler avec précaution

 

Début 2016, le géant de la vente en ligne lance Amazon Alexa, un assistant personnel intelligent avec lequel on peut interagir, commander des actions… rien que par la voix. Il permet, grâce à un microphone intégré, d’écouter notre voix pour répondre à nos questions, sur la météo, l’orthographe d’un mot, raconter une blague, jouer de la musique ou ajouter un aliment à notre liste de course. Contrairement à d’autres assistants personnels existant, la révolution réside dans la forme physique de cet outil cylindrique de 20 cm de long. Il suffit de prononcer le nom de l’appareil pour l’activer et de poursuivre avec une commande pour que celui-ci l’exécute.

 

 

La question à se poser ici est celle de la capacité de l’appareil à écouter nos discussions lorsqu’on ne le sollicite pas. En effet, elle pose les limites éthiques des objets connectés comme avec cet exemple qui vient d’Allemagne où la commercialisation d’une poupée connectée, appelée “Cayla”, est jugée de “dispositif d’espionnage dissimulé”. L’agence de régulation des réseaux du pays a alors interdit sa vente et incite les consommateurs ayant déjà acheté le produit à le détruire.

 

 

Connectée à votre smartphone ou tablette, il ne faut que quelques clics pour activer la poupée. Si on voit ici un atout marketing, c’est pourtant cette technologie qui fait défaut au produit, capable de collecter et d’enregistrer nos données et conversations et donc jugée dangereuse pour la vie privée.

Afin de bien utiliser ces appareils, il est nécessaire de connaître toutes les fonctionnalités de ceux-ci, leur capacité à récolter les informations personnelles et d’ajuster ces réglages afin qu’ils ne portent pas atteinte à notre vie privée. Entre omniprésence et nécessité, ces objets connectés représentent-ils moins de contraintes pour l’Homme ou moins de liberté?

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